« Un dialogue harmonieux entre le Palazzo Citterio, les couleurs et l’art », comme le précise un communiqué. Ce mercredi 24 septembre, en pleine Fashion Week milanaise, Loro Piana a investi le prestigieux hôtel particulier Palazzo Citterio afin d’y dévoiler sa collection du printemps-été 2026. En plus de plonger dans un lieu d’histoire datant du XVIIIe siècle, les conviés ont également pu découvrir ce que l’on considère comme l’une des collections les plus abouties de la maison. Focus.
Loro Piana, virage coloré au printemps ?
Pour Loro Piana, le printemps-été prochain se place sous le signe de l’art. Et visiblement, de la couleur… Dans les couloirs de cette majestueuse demeure, on découvre, aux côtés d’œuvres d’artistes majeurs (Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Giorgio Morandi, Amedeo Modigliani et Pablo Picasso), les silhouettes féminines et masculines de la maison pour la saison prochaine.
Voir cette publication sur Instagram
Connu de tous comme grand Master of Fibres, Loro Piana a souhaité renforcer un autre aspect de sa très complexe (et complète) personnalité. Au travers d’une ode chromatique, l’artisan italien dévoile au grand jour son expertise dans le domaine des couleurs, avec des nuances intenses mais parfaitement maîtrisées.
Ici, vous l’aurez compris, la couleur devient un véritable langage universel. Une toile blanche où Loro Piana s’amuse à mélanger tant son héritage que son goût de l’innovation jusqu’à parvenir à cette collection-ci. En son sein, on retrouve un ADN beaucoup plus fort, que l’on ne soupçonnait pas entièrement. Du moins, en comparaison avec ses précédentes lignes.

Dans le kaléidoscope de couleurs, on arbore les imprimés picturaux et floraux, les camaïeux subtils, les tons terreux mais également quelques excentricités avec du jaune sur des chemises masculines ou même en total looks, du vert pâle sur des pulls en cachemire, du bleu canard sur des tops ou encore de l’orange vif sur d’autres accessoires.
Mais ce changement ne s’opère pas uniquement dans les teintes. Les formes, elles aussi, deviennent plus fortes cette saison. D’une façon assez surprenante, il faut le dire, on passe tantôt de la silhouette signature et classique Loro Piana à une autre beaucoup plus expérimentale qui prône un layering jusqu’à l’excès. Les looks oscillent du chic Made in Italy avec des coupes parfaitement exécutées, des tons plus ou moins neutres, des imprimés récurrents à des coupes japonisantes, des imprimés prononcés et des couvre-chefs imposants.

Soit un ensemble plutôt unique que nous sert Loro Piana au printemps-été 2026, qui restera dans les mémoires. Selon nous, il s’agit certainement là de la plus grosse prise de risque de la maison depuis longtemps. Un vent nouveau qui redynamise son art, l’ouvre à un public au regard plus aiguisé, aux amateurs de mode aimant jouer avec les compositions et les coupes. Une manière de réaffirmer son expertise de la couleur, comme précisé ci-dessus, ainsi que de s’affranchir des codes traditionnels sans pour autant les oublier.
L’expérience au Palazzo Citterio
À son habitude, Loro Piana ne se contente pas simplement d’installer des racks à vêtements quand il s’agit de présenter ses collections. Chaque fois, c’est également l’occasion d’impressionner par une installation de taille et une expérience immersive.
Après avoir posé ses valises chez l’avant-gardiste français Jean Cocteau le temps d’une campagne, la maison prend quartier dans l’enceinte du Palazzo Citterio. Acheté par l’État en 1972, l’endroit est devenu l’élément central du projet « Grande Brera », autrement dit de créer un pôle muséal unique à Milan. Achevé en 2024, après une transformation dirigée par Angelo Crespi et l’architecte Mario Cucinella, l’hôtel particulier s’est révélé comme un « espace innovant et inclusif conçu pour dialoguer avec la ville et offrir au public une expérience unique », précise Loro Piana.

Voulant exprimer l’amour de l’art de la famille Loro Piana, l’endroit semblait donc, pour la griffe, plus que parfait. Dedans, elle y a développé une scénographie digne d’un voyage. Notamment grâce « aux formes libres dessinées sur le sol qui créent un paysage accueillant » et qui reflètent la collection. « Les surfaces en argent effet miroir et les panneaux en laque mate ou brillante se complètent tout en créant un effet de contraste. Les nouveaux sacs et articles de maroquinerie qui s’intègrent naturellement aux autres éléments viennent alimenter ce dialogue entre présent et passé. Ils sont présentés sur des meubles italiens vintage datant du siècle dernier, en noyer et en bois laqué, choisis tout spécialement », conclut enfin le communiqué.




