Je ne suis pas quelqu’un qui se lève tôt le week-end. Je suis quelqu’un qui planifie de se lever tôt le week-end, qui met trois alarmes, et qui les ignore toutes. Ce matin-là, j’en ai quand même désactivé deux mais la troisième a gagné. Il faut dire que la proposition d’Aflot Paris n’était pas ordinaire. Un cours de Pilates sur une péniche, sur la Seine, avec un DJ aux platines et un brunch matcha à la fin.
Pas dans six mois, pas en version bêta, pas “bientôt sur nos réseaux” : le vrai premier cours, le lancement, celui où tout le monde arrive un peu sans savoir exactement ce qui l’attend. Ce genre d’invitation, on ne le reçoit pas deux fois. Alors les alarmes, pour une fois, ont eu le dernier mot.
Sur la péniche, le Pilates qui se pratique autrement

Le concept est simple à résumer et difficile à catégoriser. Aflot Paris prend un format que tout le monde connaît, le cours collectif de Pilates entre filles un samedi matin, et lui retire les quatre murs qui vont habituellement avec. À la place : le fleuve, la lumière rasante de fin de matinée, une péniche qui respire doucement sous les pieds, et une playlist qui monte avec l’intensité des exercices.
On arrive tapis sous le bras, café en main pour les plus prévoyantes. Le groupe se forme sur le pont avec cette énergie particulière des premières fois : tout le monde se sourit sans se connaître encore, personne ne sait vraiment où poser ses affaires, le DJ ajuste ses niveaux. Il y a quelque chose d’excitant dans ce léger désordre initial, la sensation d’être là au bon moment, au bon endroit, avant que ça devienne une habitude pour d’autres.
Le cours commence et premier détail que personne n’anticipe : la péniche bouge. Pas beaucoup mais juste assez pour que le corps cherche son équilibre en permanence, s’ajuste, travaille différemment qu’au sol. Ce n’est pas déstabilisant, c’est même franchement agréable, comme si le fleuve ajoutait discrètement une variable au programme. L’instructrice de Pilates est précise, directe, elle nous accompagne exactement quand il faut. La musique monte avec l’effort. À un moment, en pleine série de gainage, une péniche passe au large, quelqu’un vacille, tout le monde rit, un ballon de pilates tombe dans l’eau, on transpire pour de vrai et on passe une bonne matinée en même temps.
Le brunch matcha, fruits rouges : la partie qu’on attendait sans le savoir

Après avoir fait le salut de la Reine d’Angleterre quarante six fois aux touristes amarrés, les deux heures disparaissent sans qu’on les voit. Vient le brunch : matcha, fruits rouges, un cheesecake avec du skyr ( ici on préfère la version crème fraiche et mascarpone – mais on est venues se détendre!) quelques douceurs posées sur des plateaux. On mange debout sur le pont, dans la lumière de fin de matinée, avec cette satisfaction physique un peu animale d’avoir vraiment bougé.
Les conversations s’engagent. On échange des Instagram, des adresses, on commente le cours avec des gens qu’on ne connaissait pas deux heures plus tôt. Des inconnues du début deviennent des filles avec qui on envisage déjà de revenir. C’est un des effets secondaires du format qu’Aflot Paris n’a peut-être pas calculé, ou peut-être si : on repart avec plus que des abdominaux sollicités. En supplément, des goodies sont offertes comme la tenue de sport Mahr, un ensemble blanc pour pratiquer le cours, afin d’assurer une direction artistique totalement léchée et inspirée d’un yacht à l’américaine.
On prend aussi beaucoup de photos. La lumière sur l’eau, le tapis en premier plan, le café dans les mains, la vue. Elles sont toutes bonnes parce que le cadre fait le travail à votre place. Ce dimanche-là, j’ai pas regretté l’alarme !
Informations pratique :



