Direction YAY Paris, à la lumière d’un énième pop-up éphémère à Montmartre, une ambiance girly au goût de matcha latte, et quelques pièces faites à la main, nous avons déjà hâte d’essayer la nouvelle collection. Et pourtant, le récit bascule de l’autre côté, du côté cœur, puisque cette projection se révèle tout autre, plus incarnée et libre. On y retrouve Julie Terranova, originaire de Nice et fondatrice de YAY Paris, pour qui l’exceptionnel est un mot-clé. Née d’un papa sicilien, d’une maman libanaise, on comprend de suite ses inspirations.

Le bijou seconde peau, le poing levé : YAY
Tout est conçu dans un atelier parisien du 11ème, des pièces pensées pour être portées tous les jours et pour durer bien au-delà. Pas de machine, pas de soudure à proprement parler, le geste du fil, et un savoir-faire artisanal que la marque ne cesse de perfectionner.

Il y a dans l’atelier Yay une obstination à ne travailler qu’à la main, qu’avec l’or, l’argent, l’or laminé. Pas de raccourci, parce que le bijou naît d’un geste, et c’est ce geste qui devient langage de l’action. L’enseigne a fait du fil son territoire : noué, tissé, tendu d’un point à l’autre avec une précision qui tient de l’artisanat. Les nœuds, les pierres, les armatures tissées sont autant de signatures qui s’accumulent en géométrie visuelle, reconnaissable entre toutes.
“Ma naissance n’était pas programmée, je me dis tous les jours qu’il doit y avoir une raison.” Julie Terranova, fondatrice.
Dans cette phrase, tout est déjà là : le sens, l’intuition, la nécessité de créer. Et, en filigrane, une joaillerie qui se vit autant qu’elle se porte.
Poids plume, effet or : les bijoux qui comptent
Les matériaux sont à l’avenant : gold filled 585 ‰, argent 925 ‰, or 750 ‰, pierres naturelles et perles de culture. Des matières sélectionnées pour leur tenue dans le temps, leur résistance au quotidien, leur capacité à rester belles sans attention particulière. On les porte sous la douche, à la plage, au bureau, en soirée et ils suivent, sans broncher et sans décevoir.
hit me baby, one more bijou.

Si la marque YAY s’est démarquée aussi nettement dans un marché encombré, c’est aussi parce que la marque a très tôt élargi le champ des possibles. Bijoux de main, climbers, chaînes de cheville, bijoux de corps, piercings… YAY explore des territoires que la bijouterie de mode désertait alors, et le fait avec une élégance qui n’a rien d’ostentatoire. Touche à tout, Julie Terranova a lancé sa propre formation sur l’art du fil :
” J’ai commencé par tout faire, ça m’est naturel d’avoir toute la chaîne de valeur au sein de notre maison. En collaboration avec l’éducation nationale et la BOCI, nous avons créé une formation dispensée aujourd’hui dans plusieurs écoles : la Haute École de Joaillerie de Paris, l’académie des métiers d’art, l’école Boulle entre autres.” nous dit-elle.
Inspirée par les origines méditerranéennes de sa fondatrice et par l’effervescence créative parisienne, la maison imagine des pièces solaires, généreuses, faites pour les corps en mouvement. Des pièces qui donnent envie de remettre des posters dans sa chambre et d’écouter Britney à fond.
Mélanger les styles, superposer les pièces, oser le bijou là où on ne l’attendait pas : chez YAY, c’est moins une tendance qu’une philosophie. Aux abords, la philosophie d’une marque qui s’adresse à des femmes qui savent exactement qui elles sont.

Coup de coeur de la rédaction : la bague d’ongle. Parce qu’on pourrait déjà parier sur son effet bandwagon au prochain concert de Taylor Swift, et parce qu’il vient plier la tendance du nail art, sa grande cousine tombée aux oubliettes. Plus soft et plus luxe, le bijou porté sur la ligne de l’ongle sort le grand jeu pour une ligne métallique fine, au fil d’or laminé, avec sa perle colorée pour un effet seconde peau.
Avec aujourd’hui cinq boutiques, dont quatre à Paris et une à Aix-en-Provence, et près de 150 points de vente à travers le monde, YAY a largement dépassé le statut de belle découverte. C’est une maison, dans tous les sens du terme puisqu’on en profite pour tester l’offre de personnalisation, repartir avec sa jolie bague phallange avec un prix à croquer.



