Après une année 2024 faite de succès et de consécrations, Stéfère cristallise son rayonnement international grâce à une joaillerie audacieuse à rebours des traditions. Alors que les stars s’emparent des bijoux colorés de la marque française, Corina Larpin, la fondatrice, garde les pieds sur terre entourée d’une communauté solide et fidèle. De passage à Cannes pour la 78ème édition du festival mythique, cette amatrice d’art nous parle de son histoire, de ses ambitions et de sa gratitude envers celles et ceux qui l’accompagnent au quotidien. Rencontre au sommet.
Amitié et artisanat d’exception
L’histoire commence en 2006 lorsque la meilleure amie de Corina Larpin, Stéphanie, fonde sa propre marque de joaillerie qu’elle baptise Stéfère. Passionnée par le projet, Corina Larpin y prend part avant de reprendre la main sur l’entreprise à l’âge de 19 ans. Après avoir travaillé dans la communication en Roumanie, la jeune femme se lance dans l’aventure de l’entrepreneuriat avec seulement quelques contacts en poche.
Plus de 20 ans après ses débuts, la fondatrice écrit le chapitre d’un récit familial où les limites du design sont toujours repoussées. « On gère l’affaire avec ma sœur (Doina Mihaila) mais c’est moi qui incarne l’image de marque. Elle s’occupe du côté financier notamment pour la distribution des bijoux en Amérique. Doina me donne des conseils et s’applique parfois à la création », développe-t-elle. En pleine expansion, Stéfère est en vente dans les plus prestigieux magasins américains à l’instar de Saks Fifth Avenue ou de Bergdorf Goodman.
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Bien plus qu’une maison de joaillerie, Stéfère incarne un mode de vie qui se concrétise par la création d’une communauté autour de Corina Larpin. La philanthrope – elle a reçu le prix Women of Hope 2018 à Hong Kong – s’entoure d’une clientèle fidèle, faite d’amis proches, qui inspire certaines œuvres de ses collections : « On voit partout de belles femmes en train de porter des pièces incroyables. Je suis également très inspirée par celles pour lesquelles je crée des bijoux ».
Bercée par sa passion pour l’art et la nature, elle imagine alors des créations sur mesure en forme de fleurs, de serpents ou encore de têtes de mort. Pour la production, Stéfère collabore avec le nec plus ultra des artisans distillé un peu partout dans le monde : « On possède des ateliers en Italie, à Taïwan, à Hong Kong, en Thaïlande. Ça dépend des modèles qu’on fabrique mais aussi des couleurs et des pierres. Par exemple, les plus belles couleurs de pierres sont situées en Thaïlande ». Au plus proche de ses collections, Corina Larpin garde un œil sur tout le processus de fabrication et ne sort pas un bijou avant de l’avoir porté dans son quotidien. Véritable best-seller, la bague en fleur colorée, a elle nécessité deux années de réflexion avant d’obtenir le résultat final.
Stéfère, label phare des célébrités
Le succès de Stéfère se mesure aussi par son degré de désidérabilité auprès des artistes du moment. Grâce à un ADN au carrefour de l’excentricité et de l’excellence, la maison de joaillerie se fraie un chemin sur les tapis rouges notamment durant le Met Gala 2019.
L’artiste Cardi B a ainsi fait preuve d’extravagance en demandant à Stéfère de lui confectionner des bijoux de tétons en rubis (44 carats) sur sa robe recouverte d’organza en soie et de plumes. Auprès du styliste et directeur artistique Thom Browne, Corina Larpin et son équipe se sont attelées à plus de 2000 heures de travail pour donner naissance à cette œuvre d’art vermeille. Projeté sur le devant de la scène, le label français se transforme très vite en un essentiel des soirées mondaines internationales. Forte de ses créations imposantes, souvent liées à l’univers de la nature, Stéfère tisse une relation forte avec le star system.
Sabrina Carpenter, Taylor Swift, Billy Porter… Corina Larpin nous raconte ses relations avec sa clientèle d’exception : « Ça se passe très naturellement, je dirais presque de manière organique. J‘ai une personnalité qui me fait aller vers les gens, j’aime la rencontre. En plus, je porte souvent mes bijoux et j’ai des idées assez délirantes, ce qui m’aide beaucoup à me faire remarquer ».

Célébrer les femmes, un pilier central
En parallèle de son entreprise, Corina Larpin s’engage pour la cause des femmes. Cheffe d’entreprise à plein temps, elle a construit son empire aux côtés de figures féminines inspirantes qui l’ont toujours porté : « Dans ma vie, j’ai sans cesse été entourée de femmes fortes. Je viens d’Arménie et les femmes autour de moi ont pris leur vie en main et se sont battues pour leurs envies. Aujourd’hui, elles ont réussi et j’en suis fière. On a beaucoup de pouvoir et on doit absolument se soutenir dans nos projets ».
De fait, Stéfère accompagne les femmes dans leurs parcours plurielles à travers sa joaillerie. « La femme Stéfère, elle ne se laisse pas porter par les bijoux. Elles les incarnent véritablement », explique Larpin avec passion. Pour porter les parures de la marque, il faut assurément avoir du panache tant les créations dénotent. Ces bagues en forme de serpents, ces boucles d’oreilles florales et ces bracelets en chaîne dépassent le statut d’accessoire pour représenter une force, celle de s’assumer et de se métamorphoser au gré des cycles.
Après avoir consacré l’ensemble de ses collections à la femme, Corina Larpin souhaite bâtir une capsule unisexe dans le but d’agrandir une communauté désormais mondiale… Une énième ambition pour une personnalité multi-casquette !

Stéfère pose ses valises à Cannes
La nouvelle vague Stéfère s’empare de la Croisette où la maison investit l’Hôtel Martinez, l’un des lieux les plus emblématiques du Festival de Cannes. Le 16 mai 2025, le label a imaginé un show exclusif porté par des artistes internationaux qui offriront aux invités une expérience spectaculaire au carrefour des disciplines. La soirée atteindra son paroxysme avec une réinterprétation flamboyante de l’iconique « Diamonds Are a Girl’s Best Friend », revisitée avec audace par Stéfère. Un hommage à l’âge d’or d’Hollywood et aux bijoux, bien sûr !
La 78ème édition du Festival de Cannes devient alors l’écrin parfait pour laisser émerger le Club Stéfère, communauté aux valeurs communes entre prestige, glamour et cinéma. Portée par sa passion, Corina Larpin réunira le Stéfère Power of Woman Panel, une conférence mettant à l’honneur des femmes venues d’horizons multiples dont Romane Dicko, double championne olympique, Anttónia, chanteuse et actrice brésilienne suivie par plus de 3,4 millions de fans à travers le monde et Nadia Acimi, co-créatrice de Sirat, le dernier film produit par Pedro Almodóvar, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes.
Comme une surprise n’arrive jamais seule, Stéfère dévoile également Leïa Sorina, sa nouvelle muse 100% digitale. Entièrement générée par intelligence artificielle, elle incarne une vision futuriste de la marque en tant qu’alter ego virtuel de Corina Larpin. Avec son propre compte Instagram, on peut la suivre officiellement dans toutes ses aventures cannoises parées (toujours) des pièces iconiques Stéfère.
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