L’interview parfumée : nez à nez avec Violaine Collas (Mane)

Violaine Collas

L’interview parfumée : nez à nez avec Violaine Collas (Mane)

Pour cette troisième interview parfumée, OniriQ est parti à la rencontre de Violaine Collas. Parfumeur senior chez Mane, elle a signé, entre autres, Magenta Tanzanite de Giorgio Armani, The Only One de Dolce & Gabanna et plus récemment PAS CE SOIR EXTRAIT de BDK. Celle qui se définit comme "matheuse et épicurienne" NOUS PLONGE AU CŒUR DE SON UNIVERS OLFACTIF EN PARTAGEANT LES ODEURS QUI LA FONT VIBRER.

Quelle est l’odeur qui vous ramène instantanément à votre enfance ?

Celle de l’herbe fraichement coupée qui me rappelle mes souvenirs de vacances en Normandie, lorsque je tondais la pelouse du jardin de famille. Une odeur de nature inoubliable, empreinte d’innocence et de bonheurs simples. 

Le premier parfum que vous avez porté ?

Comme sûrement toutes les jeunes filles de ma génération, j’ai porté Anaïs Anaïs de Cacharel. Il se voulait à la fois féminin et ingénu avec ses facettes florales vertes et propres et sa dimension poudrée cosmétique épicé. Frais et réconfortant !

L’odeur dont vous ne pouvez pas vous passer ?

L’odeur de mes enfants, c’est sûrement mon instinct animal et maternel qui parle.

L’odeur qui vous inspire le calme et la sérénité ?

L’odeur de mon chat, sentir sa fourrure, le caresser ou simplement le regarder se prélasser me rassérène et m’appelle aussitôt à la paresse et à profiter du temps qui passe. 

L’odeur qui vous fait voyager ?

De nombreuses odeurs me transportent, mais je trouve que les notes solaires ont un don particulier pour faciliter ce voyage. Certaines gourmandises, qu’elles proviennent d’ici ou d’ailleurs me ramènent à cette atmosphère, tout comme certaines notes naturelles évoquant la forêt, la jungle ou encore la savane. Un voyage qui se produit souvent grâce à des associations d’idées. 

L’odeur de l’amour ?

Crème de Cuir de BDK

bdk L’interview parfumée : nez à nez avec Violaine Collas (Mane)
BDK

L’odeur improbable que vous aimeriez mettre en flacon ? 

L’odeur du bonheur. Je l’imagine joyeuse, explosive, persistante mais fugace. Un bonheur qui se construit et déconstruit jour après jour. Un certain équilibre entre lumière et obscurité rappelant ainsi à quel point il est éphémère et évolutif, comme l’est un parfum. 

Une odeur pour définir la personne que vous êtes aujourd’hui ?

Une odeur pleine qui serait reflet de ma plénitude en tant qu’individu et de mes accomplissements. Néanmoins, un sillage également contrasté. Ces contrastes illustrant les doutes qui viennent à moi de temps à autre. J’imagine un bois de santal relevé par des épices. 

Le parfum qui ne vous quitte jamais ?

Le parfum de ma propre peau, ma propre odeur, que je perçois comme lacté à l’image d’un santal crémeux. 

Vos matières préférées en parfumerie ?

Toutes les matières sont fascinantes. Je les apprécie toutes car elles servent la créativité, même celles que je n’affectionne pas initialement, je finis par les apprécier d’une certaine manière. Qu’elles soient naturelles ou synthétiques, elles jouent un rôle essentiel. 

Votre secret d’expert pour un parfum qui tient toute la journée ?

Bien que controversé, je dirais au niveau des points de pulsations et également dans les cheveux qui ont tendance à bien capturer les odeurs. 

L’odeur que vous détestez le plus ?

Cela ne m’empêche pas de le prendre mais je déteste l’odeur du métro parisien. 

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