C’est une longue histoire d’amitié qui lie le maître parfumeur Alberto Morillas et Caroline Scheufele, directrice artistique et coprésidente de la maison Chopard. En hommage à son amour pour la rose qu’elle cultive elle-même dans son jardin, le nez a imaginé une création sur mesure qui incarne l’intensité et l’élégance de cette fleur très appréciée des parfumeurs. Dans cette fragrance unique, se mêlent de l’huile essentielle de rose bulgare épicée et une absolue de rose centifolia fruitée et sucrée. Des notes rehaussées par la fraîcheur de la cardamome, la puissance de la cannelle, la sensualité de la vanille de Madagascar et les accents boisés des essences de patchouli, de cèdre et de cypriol. « J’ai voulu exprimer les facettes les plus fascinantes et les plus mystérieuses de la rose. Un hommage à cette fleur majestueuse que Caroline aime tant. Les ingrédients naturels qui composent Rose de Caroline sont élaborés avec le même respect que celui qui la guide dans le choix des pierres précieuses qui composent ses créations de joaillerie. Un parfum qui évoque l’authenticité d’un bouquet de roses de son jardin, reflétant son esprit passionné, positif et sa personnalité attachante, et qui célèbre aussi sa sensibilité, celle d’une femme qui aime rêver et dont l’âme est remplie de la richesse intérieure et de la confiance qui découlent de ses doux souvenirs d’enfance », explique Alberto Morillas.

Trésor grassois
Également appelée rose de mai ou rose aux cents feuilles, la rose centifolia occupe une place de choix dans la création olfactive conçue par Alberto Morillas. Variété très prisée pour son parfum miellé si envoûtant, elle est le résultat d’une hybridation réalisée par des Hollandais au XVIIe siècle. Elle est cultivée à Grasse depuis le XIXe siècle où elle a trouvé « le terroir idéal pour s’épanouir », indique Xavier Brochet, directeur de l’innovation des produits naturels chez Firmenich. La précieuse rose centifolia utilisée par Chopard est récoltée via le réseau de partenaires Firmenich et le programme Naturals Together.
Lancé en 2014, celui-ci vise à assurer la traçabilité des matières premières, à promouvoir un approvisionnement responsable et à sécuriser les filières. Une garantie pour les producteurs avec qui ils s’engagent, sur une base de sept ans, à récupérer la totalité de leur récolte et qui s’inscrit dans la démarche de durabilité de la maison Chopard. C’est le cas d’Amandine et Sébastien Rebuffel, quatrième génération de producteurs basée à Fayence, dans le bassin grassois. Ils se lèvent très tôt chaque jour, tout au long du mois de mai pour ramasser, à la main, les délicates fleurs parfumées sur leur exploitation de 3 hectares où sont plantés 23 500 rosiers. Une récolte méticuleuse opérée par une quinzaine de cueilleurs qui garantit la qualité de la rose.

Elles sont ensuite transportées, quelques heures après leur coupe, dans des sacs en toile de jute jusqu’à l’usine locale de Tourrettes où elles sont transformées en absolue – il faut environ 800 kg de pétales, soit 300 000 fleurs, pour produire un litre d’absolue –, un extrait très concentré capturant toutes les nuances de la rose. C’est en Italie qu’est réalisé l’assemblage final de Rose de Caroline. Le jus sera habillé d’un élégant flacon recouvert d’un capot en forme de palme, en écho à l’histoire de Caroline Scheufele qui a redessiné, en 1998, le trophée du célèbre Festival. Une œuvre d’art à part entière, à sentir autant qu’à admirer.
Article paru dans le n°4 d’OniriQ
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