Une pluie de développement durable… la seule à laquelle on ne renoncerait pas. 1 hôtel Mayfair, le premier 5 étoiles luxueux de Londres à nous offrir une belle rencontre ressourçante, et végétale. L’objectif ? Célébrer la nature sous toutes ses formes, avec une touche de fraîcheur. Immersion pluvieuse mais heureuse dans le poumon de la nature londonienne grâce au talent de Patrick Nadeau, le géant du design vert. Pour OniriQ, nous sommes partis à sa rencontre.

Le studio Patrick Nadeau a été fondé en 1999. Bientôt 25 ans de succès. Quel est votre parcours?
Patrick Nadeau : Je suis architecte et designer. Tout commence en tant que designer classique dans l’industrie, travaillant même à la Villa Kujoyama au Japon (ndlr : le centre culturel franco-japonais établi en 1926.). À mon retour, j’ai senti un désir de me tourner vers le végétal en s’intéressant au design végétal, étant l’un des premiers à en parler.

Qu’est-ce qui vous a inspiré à fusionner votre passion pour l’architecture avec votre amour pour les plantes et le développement durable ?
Patrick Nadeau : Mon amour initial pour le végétal était esthétique, attiré par les couleurs et les sensations qu’il procurait. En travaillant la matière végétale, j’ai de suite compris que le développement durable était un enjeu crucial. J’ai également réalisé que l’aspect esthétique était lié à des enjeux sensibles. C’était pour moi un défi, la création d’espaces durables pour inventer des environnements plus sensibles et attrayants.
“C’était pour moi un défi, la création d’espaces durables pour inventer des environnements plus sensibles et attrayants.”
Un projet marquant ?
Patrick Nadeau : Au fil de mon parcours, j’ai souligné quelques étapes importantes. Mon premier projet marquant était un meuble jardin, une boîte qui se transformait en jardin lorsqu’elle s’ouvrait. Cela a été ma première réflexion sur la fusion entre le design et le jardin, créant un espace où l’on peut entrer, un outil de culture. J’ai d’ailleurs observé que de nombreux éditeurs de mobilier contemporain développaient des gammes de mobilier d’extérieur, illustrant une réelle demande du marché pour des espaces de vie en plein air.

Est-ce un moyen d’inviter les gens à la contemplation au milieu de nos vies très mouvementées ?
Patrick Nadeau : Mon message est assez simple. Je souhaite valoriser ce qui existe déjà et comprendre que nous avons déjà de nombreuses ressources à notre disposition. Aujourd’hui, la nécessité de consommer différemment pour éviter de nuire à la planète est un signe. Je compare souvent cette expérience à se promener dans la nature, où il n’y a pas d’effort à faire et où la satisfaction réside dans la préservation de nos espaces, l’admiration et l’appréciation de la beauté simple et naturelle. La preuve que le marché de l’immobilier extérieur est vraiment présent, il y a une réelle attente de ce coté la niveau consommateurs. Beaucoup de gens se rêvent en campagne… Le monde est assez anxiogène et il y a cette envie de retrouver le contact avec le vivant, comprendre qu’on est complètement lié et que l’on est en symbiose, une seule unité, une énergie.
“Le monde est assez anxiogène et il y a cette envie de retrouver le contact avec le vivant, comprendre qu’on est complètement lié et que l’on est en symbiose, une seule unité, une énergie. ”
Comment l’établissement 1 hôtel Myfair vous a-t-il approché ?
Patrick Nadeau : Une agence d’architecture m’a approché avec une idée précise pour ce projet. J’ai dû comprendre les besoins des promoteurs et des clients. J’aime rappeler que ce projet est vivant. Créer un lustre végétal nécessite un entretien régulier, il faut arroser 2 fois par semaine la plante. Le sol est conçu pour être étanche, il y a aussi des récupérateurs d’eau sur le toit. C’est énorme d’un point de vue technique, je ne pensais pas qu’un hôtel prendrait un tel risque. Je les salue. On a fait un prototype avec 1 hôtel Myfair ; ils étaient conscients des risques et on y est allé. Rainforest brille par sa lumière avec ses nombreux reflets qui diffèrent au gré des saisons, c’est une boule de plante qui fait 4 mètres de diamètre. Les clients sont extrêmement contents, c’est toujours un choc où l’on passe dans un autre univers, une expérience sur réaliste et immersive qui éveille tous les sens, même les odeurs de la nature, comme à la rosée du matin.


