Avant-dernier jour de la Fashion Week ! Alors que les fashions commencent sérieusement à fatiguer, leurs yeux cernés se sont bien ouverts devant la collection couture printemps-été 2025 d’Elie Saab. Cette dernière a été dévoilée dans le Palais de Tokyo, à Paris, et a mis en avant une matière bien inhabituelle pour la haute couture. Décryptage.
Le portrait d’un rêve, par Elie Saab
La haute couture est connue pour faire rêver… Si l’on pose la question à de nombreuses petites filles, toutes rêvent, ne serait-ce qu’une fois, de porter l’une de ces majestueuses robes. Pour la saison du printemps-été 2025, Elie Saab s’en est plus qu’inspiré. Il a même tiré le portrait d’un rêve à travers ses créations.
Dans ses quelques mots à la presse, la maison assure avoir « fusionné l’artisanat de la couture avec l’illusion de l’art pour révéler un chef-d’œuvre d’un autre monde ». Dès les premières silhouettes, on reconnaît cette idée de jardin impressionniste, où les touches de romantisme teintent des robes en rose, recouvrent d’autres de fleurs brodées ou cousues ensemble et drapent le satin autour des tailles.

Comme à son habitude, la maison Elie Saab nous épate avec ses détails indissociables, qui forment tous ensemble un tout. Le drapé, agrémenté de camélias vaporeux, exprime l’exubérance fragile du printemps. Les perles capturent les gouttelettes que l’on retrouve sur les roses le matin. La mousseline, déclinée dans des tons de beige, se fond au corps de celle qui l’arbore, l’érigeant en statue humaine. Et ainsi de suite.

Du denim dans une collection couture ?
C’est une matière plus que rare dans le milieu de la haute couture. Et pourtant, Elie Saab a décidé d’en tapisser la fin de sa collection. Il s’agit, vous l’aurez compris, du denim.
Traditionnellement associé au prêt-à-porter, rares sont les griffes à avoir osé le jean dans la haute couture. Parmi celles-ci, on relève notamment la collection couture SS96 de Chanel sous Karl Lagerfeld, celle de John Galliano pour Christian Dior à l’automne-hiver 2002 ou encore le printemps-été 2005 de Viktor & Rolf. Sans mentionner, évidemment, les nombreuses propositions audacieuses de Jean Paul Gaultier dans sa propre maison.




