Le nom peut surprendre, mais le botox capillaire n’a rien d’effrayant. Ici, pas question d’aiguilles ni de transformations radicales. « C’est un soin thermoactif disciplinant qui aide au coiffage grâce à un pouvoir légèrement lissant qui estompe l’effet frisottis ou mousseux », expliquent Marion Rohee et Nolwenn Thomas, spécialistes de la technique au sein du salon de coiffure Etienne Sekola. Un vrai coup de pouce pour celles qui en ont assez de passer des heures devant le miroir à tenter de dompter leurs mèches rebelles, surtout lorsque l’humidité s’en mêle.
Un protocole salon bien huilé
La magie du soin repose avant tout sur une gestuelle précise. Tout commence par un diagnostic personnalisé, histoire d’adapter le traitement à la nature de la chevelure. Vient ensuite un shampoing préparatoire, un séchage, puis l’application du produit mèche par mèche. Après une vingtaine de minutes de pose, le cheveu est rincé, protégé par un soin thermoactif, puis travaillé au brushing. Dernière étape : le passage des plaques chauffantes, « de 3 à 10 passages selon le résultat souhaité ».
Le résultat est immédiat : une chevelure soyeuse au toucher et beaucoup plus disciplinée. « Le jour J, on va avoir un cheveu très lisse, très brillant », confirment Marion et Nolwenn. Au fil des shampoings, la brillance s’atténue un peu, mais l’effet anti-frizz et la facilité de coiffage perdurent. En moyenne, le botox capillaire reste actif trois mois, à condition d’espacer ses lavages à deux par semaine.

Pour faire durer la magie, rien de mieux qu’une routine sur-mesure : un shampoing sans sulfates pour éviter de “décaper” le soin, un après-shampoing hydratant pour garder souplesse et brillance, et un masque nourrissant hebdomadaire à base de kératine ou de protéines pour renforcer la fibre.
Attention toutefois, il ne s’agit pas d’un soin passe-partout. Les coiffeuses le recommandent surtout « aux femmes qui ont le cheveu mousseux ou avec des frisottis et qui veulent une facilité de coiffage ». En revanche, il n’apporte pas grand-chose à celles qui ont déjà des cheveux naturellement lisses et brillants. Même constat pour les cheveux très fins : l’effet risque d’être trop léger, voire inutile. En somme, le botox capillaire révèle tout son potentiel sur les chevelures indisciplinées, épaisses ou gonflées, en quête de douceur et de souplesse.
Botox capillaire, lissage brésilien… quelle différence ?
Difficile parfois de s’y retrouver entre tous ces soins lissants. Le botox capillaire, lui, reste avant tout un soin : il discipline sans transformer la fibre. Le lissage brésilien, plus puissant, a un « 100 % de pouvoir lissant » mais nécessite chaleur et entretien. Quant au lissage classique, il modifie directement la structure du cheveu pour un effet lisse permanent… au risque de voir apparaître des racines différentes.



